Communiqué unitaire du 23/01/2015 contre la loi MACRON

 

Aujourd’hui, avec le projet de loi MACRON le gouvernement répond une nouvelle fois aux exigences du MEDEF, du grand du patronat. Avec le projet de la loi MACRON, il s’agit de « libéraliser » ou dérèglementer de nombreuses professions ont (notaires, personnels de tribunaux, huissiers…) qui l’ont déjà dénoncé.

 

Au-delà de la remise en cause des professions règlementées, les régressions sociales ressortant de ce projet de loi sont notamment les suivantes :

 

  • Il prévoit de libéraliser le travail dominical et de nuit avec de surcroît des contreparties financières inégalitaires voire inexistantes et renvoyées à la négociation locale. C’est pourquoi les salariés luttent dans l’unité contre l’extension de l’ouverture des magasins le dimanche.
  • Nos organisations syndicales dénoncent les conséquences de cette loi, en particulier pour les femmes, majoritairement concernées par le travail dominical dans les commerces, la précarité et les temps partiel.

 

  •  La libéralisation du transport de voyageurs en bus entre contradiction explicite avec les objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre sur lesquels la France s’est engagée. Après les autoroutes, les aéroports, encore une fois, on privatise les bénéfices.
  • De plus, avec ce projet c’est la remise en cause du train comme moyen de transport qui doit être accessible à tous les usagers : c’est un retour à la 3ème classe du 19ème siècle, à la bétaillère pour la majorité.

 

  •  La sécurisation des employeurs est renforcée, sous couvert de « simplification », avec une réforme annoncée par voie d’ordonnance de l’inspection du travail et de la médecine du travail et de nouvelles facilités pour licencier dans les entreprises de moins de 50 salariés.

 

  • La remise en cause des conseils de prudhommes avec notamment la mise en place de juges professionnels au détriment des conseillers prudhommaux élus, l’instauration d’un arsenal disciplinaire à caractère antisyndical.

 

  •  Le recours facilités, pour les patrons, aux licenciements économique. L’annulation d’un PSE dit « plan social de l’emploi » par un tribunal administratif sera sans effet pour les salariés concernés qui n’obtiendront ni réintégration, ni indemnité. Les PSE se limiteront financièrement au périmètre de l’entreprise et non des groupes.

 

Tous ensemble pour dire non au projet macron et aux exigences du patronat de supprimer les instances représentatives (CE, DP, CHSCT) comme dans la négociation dite de « Dialogue Social ».

 

L’UD CGT Loiret, la FSU et Solidaires Loiret appellent à un rassemblement lundi 26 janvier à 11H00 devant la Préfecture, premier jour de débat à l’Assemblée Nationale.


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