La deuxième conférence sociale

 

Déclaration commune
Pour le progrès social,
Mobilisons nous le 1er mai !
Emplois, Salaires, Retraite, Services Publics,
En France et en Europe manifestons contre l'austérité
Par 250 voix, les députés ont adopté en première lecture une transposition de l’Accord National
Interprofessionnel du 11 janvier 2013.
Ce texte retient les dispositions les plus destructrices pour le droit du travail, voulu par le MEDEF :
flexibilité, mobilité forcée, chantage à l’emploi, baisse de salaires, licenciements facilités, contrat CDI
remis en cause etc.
Cette loi aura des conséquences très graves sur les conditions de vie et travail des salariés.
Au lieu de sortir notre pays de la crise, cette loi dit "de sécurisation de l’emploi" contribuera à dégrader
encore plus la situation de l’emploi et mettra chaque salarié en situation de fragilité de soumission face à
son employeur.
Les milliers de salariés, syndiqués et militants qui ont manifesté dans toute la France les 5 mars et 9 avril
ont montré leur détermination à défendre le Code du travail, remis en cause dans cette loi dit « de
sécurité de l’emploi »
Le 1er mai, journée internationale du travail sera un nouveau temps fort pour la satisfaction des
revendications, emploi, salaire, défense des retraites, contre cette loi scélérate.
De l’argent, il y en a dans les poches du patronat, dans les coffres des possédants, dans les banques, ici
ou dans les paradis fiscaux, sur les marchés financiers.
Partout dans ce monde, il circule, il se cache, il est surabondant l’affaire Cahusac le prouve !
Partout, dans tous les pays, le patronat nous dit que nous coûtons trop cher ! Il ment !
Partout, la même politique d’austérité et les restrictions budgétaires sont imposés : baisse des revenus
pour les peuples, augmentation des richesses pour les actionnaires.
C’est cela la grande spécificité de la crise actuelle dans le monde. Non seulement elle ne touche pas les
riches, mais elle leur profite : 200 milliardaires de plus en 1 an.
C’est pourquoi, à travers le monde, en Europe et en France, les salariés exprimeront leur volonté de voir
apporter d’autres réponses face à la crise, l’austérité et la dérèglementation sociale.
En France : Il faut augmenter les salaires et les pensions, développer les services publics, défendre notre
outil industriel, créer des emplois stables et bien rémunérés, défendre les retraites.
Le 1er mai ensemble contre l’austérité, la CGT, la FSU, Solidaires appellent à trois manifestations.
à 10 h30 : Orléans : Place de la Loire,
Montargis : Place du Pâtis,
Gien : Place de la Victoire,
Pithiviers : Place des Halles.

Chèr(e)s Camarades,

La deuxième conférence sociale organisée par le gouvernement avec les organisations patronales et les syndicats de salariés débuta les 20 et 21 juin. Permet elle enfin le changement de cap espéré par les salariés ?

 

Les thèmes  mis en débat ou plutôt ceux qui ne le sont pas, comme les premières pistes avancées concernant la nouvelle réforme des retraites et son calendrier, montrent surtout à quel point les salariés auront du mal à obtenir de réels progrès sans une forte mobilisation.


Le pays est en récession. L'emploi et le pouvoir d'achat sont au cœur des préoccupations de la majorité des citoyens.

 

100 000 emplois ont été détruits en 2012, le chômage ce cesse de croître, avec une nouvelle aggravation prévue jusqu'en 2014, et le pouvoir d'achat vient de subir une chute historique.

 

Vivre décemment de son salaire ou de sa pension devient de plus en dur et cette question essentielle n'est pas traitée dans les thèmes de cette conférence !

 

Le gouvernement a choisi uniquement de traiter la question de l'emploi essentiellement à travers celle du financement de la formation professionnelle, et aucune table ronde n'est prévue sur le pouvoir d'achat.

 

La CGT, elle, propose au contraire d'augmenter les salaires pour renouer avec la croissance et aura à cœur de porter cette question dans toutes les tables rondes.

 

 La CGT propose aussi de sécuriser l'emploi plutôt que de flexibiliser le travail, ce qui signifie "d'encadrer véritablement les ruptures conventionnelles et les plans de départs dit volontaire, créer un droit de recours suspensif des salariés sur les plans de licenciements, interdire les licenciements boursier, abroger la loi " de sécurisation de l'emploi."

 

Il s'agit aussi de réorienter les aides vers l'investissement, la recherche, la qualification. Aujourd'hui les entreprises bénéficient de 200 milliards d'euros sans aucune contrepartie.

 

Il s'agit aussi pour la CGT de protéger les entreprises en difficultés conjoncturelles dues à la voracité des actionnaires. Ce qui suppose de refondre et améliorer le dispositif de chômage partiel, créer un droit prioritaire de reprise de site pour les salariés, réformer les tribunaux de commerce.

 

La CGT souhaite aussi plus et mieux de formation. Elle propose  d'anticiper les évolutions économiques, de pérenniser et de développer l'industrie et l'emploi, de réformer la fiscalité pour favoriser la justice sociale et l'efficacité économique.

 

Il s'agit aussi, pour la CGT, de traiter des conditions de travail et de santé au travail, de défendre une protection sociale et une retraite de haut niveau, de développer les services publics pour la population et l'économie.

 

Irréaliste ? C'est ce que prétend le patronat. En France, comme dans le reste de l'Europe. Refrain récurent : le travail coûte, son coût pèse sur la compétitivité, il faut le réduire, toute autre approche est infondée pour eux les détenteurs de la pensée unique, les médias compris.

 

Absents de la chanson : la richesse produite par le travail ; le coût du capital, la part de plus en plus forte donnée au capital dans le partage de la valeur ajoutée, le coût exorbitant des dividendes versées aux actionnaires; le défaut d'investissements productifs; le transfert de responsabilité financières patronales sur les budgets de l'Etat et la solidarité nationale.

 

La plupart des économistes reconnaissent pourtant aujourd'hui que les politiques d'austérité imposées en Europe ont accru la précarité et entravé la croissance, dans une spirale vicieuse.

 

Tout comme ils reconnaissent que sans la crise, le système de prestation retraite et chômage serait excédentaire de 6 milliards d’euros. Ils précisent aussi que la récession en France « coûte environ 5% d’emploi et donc de cotisations.

 

Ce qu'ils ne disent pas en revanche, c'est la volonté de casser le système par répartition, pour ouvrir aux assureurs et banquiers un marché potentiel de quelque 280 à 300 milliards d’euros par an : celui de la retraite par capitalisation.

 

Avec la remise vendredi dernier, au gouvernement du rapport de la commission d’experts présidée par Yannick Moreau, la nouvelle bataille des retraites est lancée.

Le message du rapport est limpide : le salut du système passe par des nouveaux sacrifices sociaux.

Au-delà de l’impact de la démographie, la responsabilité majeure de la crise enclenchée en 2008 et du chômage dans la montée des déficits (20 milliard d’euros prévus en 2020) est certes pointés.

Mais pour les experts, la seule manière de combler les besoins de financement serait de " mettre à contribution"  les salariés et les retraités.

D’une part, en durcissant les conditions d’accès à la retraite et les règles de calcul de la pension : durée de cotisation portée à 44 ans, prise en compte dix meilleurs années de salaire au lieu des six derniers mois pour les fonctionnaires.

D’autre part, en ponctionnant les pensions des retraités par une hausse de la contribution sociale généralisée (CSG), une revalorisation inférieure à l’inflation, la remise en question d’avantages fiscaux.

En clair la même recette que celle employée pour la réforme de 2010 par Nicolas Sarkozy c’est à croire qu’ils ont aussi les mêmes experts !

Plutôt que de ponctionner encore les retraités, il serait plus efficace de s’attaquer réellement au problème du chômage. Un million d’emplois en plus, c’est 5 milliards d’euros de rentrées de cotisations supplémentaires pour les retraites !

 

Aujourd’hui, une part considérable des revenus n’est pas soumise aux cotisations : stock–options, intéressement, participation, etc.…

Ce manque à gagner est chiffré par la Cour des Comptes à près de 10 milliards d’euros. D’autres niches fiscales prospèrent toujours dans l’indifférence quasi générale. C’est le cas des exonérations de cotisations patronales supposées pour encourager les créations d’emploi.

L’Etat dilapide ainsi 30 milliards d’euros tous les ans, malgré l’absence de résultats convaincants.

Mais il existe une cagnotte bien plus importante encore, c’est celle des revenus financiers des entreprises (les dividendes, notamment). Cela représente 250 milliards d’euros par an. Appliqué à ces revenus, un prélèvement équivalent à l’actuelle cotisation retraite employeur pourrait rapporter 20 milliards d’euros dans les caisses des retraites.

 

Les dispositions du rapport Moreau sur l'avenir des retraites sont principalement orientées vers la baisse généralisée des pensions. Le rapport, ne reprend que les propositions du Medef, mais pas celles de la CGT.

 

Or le gouvernement veut faire vite :

concertation jusqu' à la fin juillet, reprise en septembre, pour élaborer dans la foulée son projet de loi. Un temps court, très court. Mais que la CGT et ses militants vont investir pleinement, par le débat avec l'ensemble des salariés.

 

Pour changer vraiment de cap sur les orientations actuelles du gouvernement, une seule solution, l'action syndicale déterminée et durable et cela va commencer dès cet été par la distribution de milliers de tracts.

 

Aujourd’hui 19 juin, la CGT à répondu à un appel de la CES contre les politiques d’austérité en Europe qui ruine les peuples au profit de la libre concurrence, de la compétitivité des entreprises des grandes multinationales.

 

Ils veulent une Europe sans droits, sans retraite, sans emploi stable, des salariés corvéables à merci d'un pays à l'autre.

 

D'autres actions en Europe seront nécessaires pour maintenir une retraite et une protection sociale dans toute l'Europe.

 

En France, une chose est sûre, une mobilisation interprofessionnelle de grève et de manifestation, aussi unitaire que possible, sera à l'ordre du jour de la rentrée sociale dès le début septembre.

 

La retraite, l'emploi, l'augmentation des salaires et des pensions, une protection sociale de haut niveau, le développement de l'industrie, les services publics contre l'austérité, tous ensemble, Il est possible de gagner.

 

Transformons le mécontentement et la colère par l'action de grève dès la rentrée prochaine, c'est le chemin le plus sûr pour gagner un changement de cap du gouvernement durable et favorable aux salariés.

 

Maintenant manifestons !


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